Préservation de l’environnement

GRTgaz limite les impacts environnementaux de ses activités et favorise la biodiversité à proximité de ses installations.
GRTgaz' work - Hauts de France II - Photo: Laurent Vautrin

Réduire les émissions de CO2 et la consommation d’énergie

Les rejets de méthane et les consommations d’énergie motrice de compression sont les postes d’émissions de gaz à effet de serre les plus importants dans le bilan carbone de GRTgaz. Les émissions de méthane sont un enjeu essentiel de l’industrie gazière, et représentent en 2019, 45 % des émissions de gaz à effet de serre des émissions industrielles( (scopes 1 et 2) de GRTgaz. L’entreprise s’est fixée un objectif ambitieux pour les réduire : diviser par trois ces émissions entre 2016 et 2020. Cet objectif a été atteint avec une réduction de 67% par rapport à 2016.. GRTgaz s’attache en parallèle également à diminuer les consommations d’énergie et émissions liées au procédé de compression, qui constituent désormais la principale source d’émission de CO2 de l’entreprise. A cette fin, des travaux d’optimisation des installations de compression, et le recherche permanente des schémas d’exploitation les plus économes en énergie ont permis des progrès sensibles c’est 4 dernières années.

Par ailleurs, GRTgaz s’est engagé depuis 10 ans à éviter les émissions de gaz à l’atmosphère lors de travaux et d’opérations ponctuelles de maintenance. Ainsi lorsque la coupe des tuyaux est indispensable pour la réalisation de travaux sur les canalisations, GRTgaz emploie la technologie du « Gas booster ». Elle permet de vider le gaz dans les tronçons de canalisations en le réinjectant dans une canalisation voisine pour éviter ainsi les rejets dans l’atmosphère. C’est ainsi plus de 90 % du gaz qui est désormais récupéré.

Au global, les émissions industrielles de l’entreprise auront baissée de plus de 40% depuis 2016. L’ensemble de ces actions placent les émissions de l’entreprise sur une trajectoire carbone compatible avec les Accords de Paris. Tout l’enjeu est de poursuivre dans la durée cette trajectoire, en s’intéressant désormais à l’impact carbone de l’ensemble des métiers et activité de l’entreprise. GRTgaz est certifié ISO 14001 pour l’environnement sur le périmètre de ses stations de compression, et ISO 50001 pour la performance énergétique et la consommation d’énergie de l’entreprise.

Préserver et maintenir la biodiversité

Avec une empreinte foncière caractérisée par 32 000 km de bandes de servitudes, et près de 10 000 installations de surfaces réparties sur 5 000 emprises foncières, la biodiversité est un enjeu RSE important pour GRTgaz. L’entreprise concilie le développement et l’entretien de ses installations avec la préservation et le maintien des écosystèmes. Un vrai défi puisque 8 000 km de canalisations sont situés dans des espaces naturels protégés.

GRTgaz a renouvelé son engagement en 2019, pour devenir « Entreprise engagée pour la Nature – Act4Nature France », initiaitive qui a pour objectif de mobiliser les entreprises sur la question de leurs impacts directs et indirects, leurs dépendances et leurs possibilités d’action favorable à la nature. GRTgaz a également renouvelé sa convention avec la Fédération des Parcs naturels régionaux de France et a signé en parallèle une convention de partenariat avec 13 Parcs naturels régionaux. GRTgaz s’appuie également sur des partenariats et sur des travaux initiés par le Club des Infrastructures Linéaires et Biodiversité (CILB) auquel appartiennent GRTgaz, RTE, SNCF réseau, VNF, Teréga, et d’autres opérateurs. C’est au travers de ce groupement que GRTgaz poursuit son soutien à la connaissance en matière d’écologie et infrastructure, ou encore co-finance des travaux de recherche en la matière. L’entreprise contribue également avec B4B+ aux réflexions sur la mesure de l’impact et le reporting en matière de biodiversité.

Au sein de ces espaces protégés, GRTgaz évalue des solutions alternatives pour l’entretien différencié de ses bandes de servitudes (fauche tardive, fauche avec enlèvement…), afin de stopper le recours aux produits phytosanitaires. En entretenant les bandes de servitude, GRTgaz crée des corridors de biodiversité avec un impact positif sur la faune et la flore. 
Par ailleurs, l’entreprise expérimente des techniques pour éliminer le recours aux produits phytosanitaires. Près d’une vingtaine de partenariats ont été conclus en ce sens en 2019 et 2020 dans le cadre de la politique « zéro phyto » de l’entreprise, et sur la base d’expérimentations, plus de 900 emprises sont passées en zero phyto depuis 2017, pour un objectif qui avait été fixé à 450. Solution d’avenir fondée sur la nature, la végétalisation pourrait devenir une solution optimale pour la biodiversité : retrait des phytosanitaires et retour de la végétation. L’objectif sera pour les années futures de déployer à grande échelle ces techniques. Il est à noter qu’aucun produit phytosanitaire n’est utilisé pour l’entretien des bandes de servitudes. L’entretien par fauchage des bandes de servitudes est généralisé.

Intégrer et minimiser l’impact des ouvrages de GRTgaz sur les territoires

Pour ses chantiers, GRTgaz engage des démarches de concertation avec les parties concernées, tant au niveau local qu’auprès des acteurs nationaux de l’environnement et de la société civile. L’objectif est d’obtenir l’avis de chacun pour une meilleure intégration et acceptabilité du projet sur le territoire concerné. 

Lorsque des poses de gazoducs sont réalisées sur des terrains privés, les travaux peuvent durer entre trois mois et un an. Une fois posé, le gazoduc est soumis à une servitude non aedificandi, non sylvandi (interdisant les constructions et les arbres de plus de 2 mètres). Des fouilles archéologiques s’avèrent parfois nécessaires durant le chantier. 

Pour compenser ces impacts durables sur les terrains, GRTgaz s’engage à les reconstituer à l’identique à l’issue des travaux. GRTgaz indemnise les exploitants agricoles concernés via des conventions qui s’appuient sur un accord entre l’entreprise et la profession agricole (FNSEA, Apca). 

L’acceptabilité des projets passe par la démarche ERC (éviter, réduire, compenser). Si certains secteurs sensibles ne peuvent pas être évités, des mesures compensatoires sont appliquées. Dans ce cas, GRTgaz s’engage à évaluer leurs effets à long terme sur l’environnement. Le programme de pilotage de ces engagements créé par GRTgaz est contrôlé par la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). GRTgaz noue également des partenariats avec des organismes tels que les conservatoires d’espaces naturels, des associations environnementales (LPO) et a passé un contrat de suivi sur le long terme avec CDC Biodiversité.

La valorisation des déchets

La gestion et la valorisation des déchets liés à son activité industrielle est un enjeu fort de GRTgaz de respect de l’environnement et de réputation. GRTgaz applique les réglementations relatives au tri par type de déchets en tenant à jour des registres des déchets et en mettant en œuvre sur ses sites trois types de tri :

  • tri tertiaire sur l’ensemble des sites tertiaires (papier, plastiques, canettes…),
  • tri industriel, notamment sur les 26 stations de compression (déchets inertes et déchets dangereux sur sites ICPE),
  • tri chantier, géré avec les contractants (bois, ferrailles, gravats, terres).

De nombreuses actions sont menées pour réduire et valoriser les déchets : tri en amont (tri sélectif), concassage des gravats et cailloux sur site, préférence donnée aux filières de recyclage, actions de communication interne, collectes de textile et de déchets d’équipements électriques et électroniques personnels (ordinateurs, téléphones fixes et mobiles, chargeurs, piles, etc.). La valorisation des déchets depuis ces quatre dernières années a progressé fortement passant de 74 % en 2017 à plus de 90 % en 2020.

Publications

Déclaration de performance extra-financière de GRTgaz 2020
Brochure

Déclaration de performance extra-financière de GRTgaz 2020

Chantier Traversées de Seine : le défi environnemental